La connaissance de soi est un long chemin qu’il est nécessaire d’arpenter pour améliorer sa relation avec les autres, avec soi-même, mener sa vie et ne pas en subir les aléas

Mais comment apprendre à mieux se connaitre?

Et au quotidien, qu’est ce que ça m’apporte concrètement?

La connaissance de soi permet de supporter la solitude

Nous sommes tous seuls à un moment donné, alors apprenez à supporter la solitude dès maintenant.

Que vous le vouliez ou non, nous sommes tous seuls à un moment ou à un autre de notre vie.

Tout change constamment, les personnes qui vous entourent ne sont pas éternelles, les relations durent un temps, les parents vieillissent et les enfants grandissent.

Alors, apprenez à vous connaitre et à vous aimer dès maintenant, car vous allez vous retrouver face à vous-même tout au long de votre vie et cela sera toujours un problème si vous n’apprenez pas à supporter la solitude.

On dit que chaque problème qui survient est une occasion d’évoluer, encore faut-il savoir la reconnaître quand elle se présente…

Dans ce cas précis, il peut nous arriver de tenter de combler le vide avec de la compagnie, de l’attention réclamée aux autres, une situation professionnelle ou financière, et on ne fait pas face au problème, mais on le fuit, inconsciemment parfois.

Cela mène à des situations malsaines, des relations bancales où l’on ne se construit pas, et d’où on sort, un jour, dans un sursaut de conscience. En se disant qu’on est resté au bord la route pendant 5 ans… 10 ans… Et que la vie s’écoule sans nous.

Le solo-traveling est le meilleur moyen de se confronter à soi-même

Les premiers mois de mon voyage en Australie en solitaire ont été vraiment difficiles !

Pourtant, c’est la plus belle aventure qui me soit arrivée.

Pourquoi ? Parce que j’ai appris à me connaitre.

Au début, j’avais l’impression de devenir fou à rester seul pendant une semaine, à voyager sur mon vélo. Ce n’est pas que je n’aime pas la solitude, mais je ne me supportais pas!

Je me faisais complètement envahir par mes émotions : je vivais des moments de grande joie quand il faisait beau et que mes jambes ne brulaient pas trop, et d’autres moments insupportables à broyer du noir quand les conditions n’étaient pas idéales.

Ces montagnes russes émotionnelles rendaient mon voyage vraiment difficile, à tel point que j’ai commencé une thérapie de groupe avec moi-même. Oui, je sais que c’est bizarre… 🙂

Nous avons plusieurs facettes en nous, et voyager seul revient à voyager avec les différentes facettes qui nous composent.

Petit à petit, j’ai commencé à discerner différents paramètres :

  • L’excitation de l’aventure
  • Mon moralomètre (état mental)
  • La fatigue physique
  • La peur

Tout comme dans un groupe de personnes, j’ai appris à faire des compromis entre ces facettes de ma personnalité pour améliorer la relation que j’avais avec moi-même.

Quand je passais une série de nuits difficiles, et que mon moralomètre baissait, je savais qu’il fallait que je prenne le temps de me reposer (une nuit dans une auberge, par exemple) avant de pouvoir continuer, même si mon excitation de l’aventure était là et aurait pu continuer à me porter.

C’est seulement quand j’ai commencé à me connaitre et à me respecter que j’ai apprécié la solitude. Comme si j’avais appris à connaitre mes compagnons de route et que nous avions trouvé un équilibre.

Le voyage en solitaire (solo-travelling) est un excellent moyen pour se découvrir et reprendre confiance en soi, même si le face à face est parfois un peu brutal 🙂

Le simple fait de prendre le temps de s’observer, de comprendre ce qui nous met dans tel ou tel état émotionnel est un cheminement initiatique indispensable vers la connaissance de soi et le mieux-vivre, mieux-agir, en phase avec ce qu’on est réellement… Si l’on prétend être des hommes évolués, mieux vaut ne pas oublier ce que nous sommes en tant qu’Homme.

Tout devient possible quand on n’a plus peur de se retrouver seul

Sans cette aventure, je n’aurais jamais pu partir vivre en solitaire à Dubaï pendant presque deux ans, m’installer à Buenos Aires pendant 8 mois ou encore partir 3 semaines à Shanghai avec seulement mon sac à dos dans un pays où je ne savais même pas lire le mot « auberge ».

Ne plus avoir peur de la solitude ouvre tout d’un coup le champ des possibles : vous savez que vous pouvez partir à l’autre bout du monde en solitaire ou que vous pouvez vous sortir de n’importe quelle situation, car vous êtes votre propre phare et que votre bonheur ne repose pas sur les autres.

La connaissance de soi donne réellement des ailes !

Tout ne se fait pas du jour au lendemain, mais commencez dès maintenant à vous connaitre en osant passer du temps seul, en méditant, en mettant vos pensées sur le papier, en portant de l’attention à vos besoin, à vos peurs, à vos pensées… osez découvrir qui vous êtes !

La connaissance de soi engendre plus de sincérité dans la relation à l’autre

Si vous ne vous comprenez pas, comment voulez-vous que l’autre vous comprenne ?

Vous avez l’impression que votre entourage ne vous apporte pas ce dont vous avez besoin ?

Mais savez-vous de quoi vous avez besoin exactement ?

Nous avons tous des besoins personnels que nous ne pouvons pas combler, c’est normal…

Mais au lieu de jeter la pierre sur votre compagne (par exemple) qui ne comble pas le vide que vous ressentez, essayez de le définir avec précision et expliquez-lui clairement.

En parallèle, cela va vous permettre de mieux vous connaitre et d’avoir plus d’empathie envers vous-même tout comme vous pouvez avoir de l’empathie envers un proche.

Au fur et à mesure que vous vous découvrirez, vous allez être capable de mieux gérer vos propres besoins et ainsi de moins dépendre des autres. Se sentir bien dans sa peau est indispensable pour vivre une relation pérenne, car vous n’attendez rien et tout ce qui se crée n’est que « du bonus ».

Si vous ne vous comprenez pas, comment voulez-vous comprendre l’autre ?

Si vous ne vous comprenez pas, comment voulez-vous comprendre l’autre ? On comprend chez les autres ce que l’on comprend chez soi au préalable.

Si vous comprenez votre réaction démesurée due à la peur ou à la fatigue par exemple, vous allez comprendre que les autres peuvent aussi réagir anormalement dans le même genre de situation. La compréhension permet de ne pas juger par ignorance.

La connaissance de soi permet d’être vrai (et de cesser d’être gentil)

Se connaitre permet aussi d’être intègre dans les rapports avec les autres. Bien trop souvent, on accepte de faire des choses qu’on n’a pas vraiment envie de faire et on peut rapidement se sentir piégé dans nos engagements.

Il arrive, par exemple que l’on accepte de rendre un service pour être sympa, mais au fond, on a peut être pas du tout envie de rendre ce service à cette personne et cela crée de la confusion.

Et puis un jour, cette même personne va vous demander un autre service et vous allez l’envoyer paitre, en vous disant intérieurement : « trop c’est trop », ce qui n’a aucun sens… créant de la tension entre vous.

Mais rappelez-vous que les autres ne prennent que ce qu’on leur donne.

Apprenez à vous connaitre, osez dire “non” et donnez uniquement ce que vous avez envie de donner. Les autres vous en voudront peut-être un peu sur le coup, mais au final, c’est la seule façon de construire une relation saine et durable.

“La clé pour être en phase avec les autres est d’abord d’être en phase avec soi-même. Plus vous en savez sur vous-même, plus vous pourrez échanger avec les autres, sur une base de connaissance, de confiance en soi et de confiance en l’autre.” – Weisinger

Avoir conscience de ses cycles émotionnels permet d’en tirer avantage

Il y a des moments où nous débordons d’énergie et de motivation, des moments où nous sommes stables émotionnellement et sûrs de nous, et d’autres où nous sommes en totale confusion.

Acceptez-le au lieu de le combattre : c’est parfaitement normal d’avoir une vie qui ressemble à une montagne russe.

D’ailleurs savez comment les russes traduisent cette expression? Les montagnes américaines…

la connaissance de soi est comme une montagne russe

Apprenez à vous connaitre et laissez-vous plus de flexibilité pour profiter de vos envies, de votre énergie et de vos besoins :

Si vous êtes plus productif le matin, commencez votre journée par les tâches les plus importantes et finissez par les taches les plus faciles, comme répondre aux e-mails ou passer des coups de fil, etc…

Si vous avez un coup de barre en rentrant du travail et que vous n’arrivez pas à trouver la motivation de faire du sport, pourquoi ne pas faire votre séance avant de commencer votre journée ?

  • Plutôt que de planifier vos journées, planifiez vos semaines : Profitez des jours où vous êtes généralement en forme pour accomplir votre boulot, et les jours un peu plus durs (en général le lundi et le vendredi) pour faire du follow-up et des choses plus agréables. Si vous n’avez pas de contraintes externes particulières, prenez vos jours de congés quand vous le voulez sans forcément les prendre le week-end.
  • Ne planifiez pas vos semaines, planifiez vos mois : si vous avez la motivation et l’inspiration de travailler sur une tache pendant deux semaines d’affilée, faites-le. Vous travaillerez sur les autres tâches plus tard quand vous aurez l’énergie et la motivation! Vous serez beaucoup plus efficace.
  • Ne planifiez pas vos mois, mais vos années : si vous avez tout le temps envie de sortir quand les beaux jours arrivent, mais que vous êtes plutôt pantoufles et tisane en hiver… pourquoi ne pas en profiter pour faire un maximum d’activité en extérieur une partie de l’année et vous plonger dans les livres pendant l’autre partie de l’année.
  • Ne planifiez pas vos années, mais votre vie : Plutôt que d’avoir toutes vos années qui se ressemblent, pourquoi ne pas prendre 6 mois de congés sabbatiques entre deux boulots ou 1 an pour travailler sur un projet personnel ?

Rien n’est constant, tout change, alors n’essayez pas de vivre chaque jour de manière identique.

On nous a imposé le 9 h – 17 h du lundi au vendredi quand les entreprises comme Ford cherchaient de la main-d’oeuvre pour les chaines de production.

Mais nous ne sommes pas des machines, et nous ne devons pas nous infliger un tel traitement si nous voulons vivre pleinement, être efficaces et suivre le courant naturel des choses.

N’acceptez la routine que pour les choses essentielles, et ensuite laissez-vous vivre en écoutant vos envies.

Pour moi, la routine Sleevup est la seule chose que je m’oblige à faire tous les jours quoiqu’il arrive, car je sais combien elle contribue à ma vitalité, à mon énergie et à ma santé.

C’est mon point d’ancrage, et je sais qu’a 8 heures du matin, j’ai déjà fait tout ce que je voulais absolument faire dans la journée (sport, méditation, lecture, yoga…), et je peux me laisser aller au gré de mes envies pour le reste de la journée sans me soucier de savoir si j’aurais le temps de faire du sport ou je ne sais quoi en fin de journée.

Mieux vaut apprendre à se connaitre et à surfer sur la vie plutôt que de la laisser nous submerger.

À très bientôt !

Joseph
Sleevup !