« Je ne sais pas quoi faire de ma vie » est une phrase qui nous pète à la figure à chaque période charnière, quand on doit choisir une orientation scolaire ou qu’on s’est fait virer de son job, et ça peut devenir une source d’angoisse !

On sait tous très bien que si on se lance dans une voie qui n’est pas la nôtre, les conséquences sur notre bien-être vont être catastrophiques: épuisement, manque de motivation, bore out…

À l’inverse, être à sa place et faire ce qui a du sens à nos yeux est source de motivation et de joie !

Mais comment savoir ce que l’on veut faire ? Comment être absolument certains de faire le bon choix ?

Quand on se demande ce qu’on veut faire – ou pire : quand quelqu’un nous le demande – on se fige mentalement: « je ne sais pas quoi faire de ma vie » ! C’en est traumatisant !

Et c’est normal de ne pas savoir, personne ne connait vraiment la réponse à cette question!

D’ailleurs, ce n’est pas la bonne question…

Pourquoi se demander ce que l’on veut faire est une mauvaise idée ? 2 fausses bonnes idées pour le démontrer…

Fausse bonne idée #1 : Faire ce que les autres « veulent que je fasse »

N’essaye pas de trouver ta place dans ce monde en fonction de ce que les autres pensent ou attendent de toi :

  • On t’a dit que tu étais bon en math, fait un bac S.
  • Tes parents sont ingénieurs, alors tu dois devenir ingénieur.
  • Tu as une expertise établie dans l’industrie automobile, alors tu ne devrais jamais changer de domaine.
  • On te dit sans arrêt que tu es un bon à rien alors oublies tes rêves, tu n’y arriveras pas.
  • Tu aimerais faire du théâtre, mais tes proches te disent que tu n’as pas assez de présence, alors à quoi bon?

Choisis qui tu veux être en fonction de tes désirs sans te laisser influencer par le regard des autres! Ils projettent bien souvent sur toi leurs propres défauts ainsi que leurs fantasmes.

90% des jugements qu’ils te portent n’ont rien à voir avec toi, alors laisse souffler le vent…

Sache que ce qui est « normal » et « bien » pour une personne ne l’est pas forcément pour d’autres, alors, à quoi bon essayer d’être une star aux yeux de tout le monde ?

On a tous une personne de référence à qui on veut absolument « plaire ». En ce qui me concerne, c’était mon père (j’en parle au passé, car il n’est plus là aujourd’hui) et je me suis sûrement lancé dans l’ingénierie mécanique pour cette raison.

Mais après avoir voyagé à en remplir les pages de mon passeport, j’ai vraiment pris conscience que la « normalité » n’existe pas, tout le monde pense différemment !

  • Pour les soudeurs du sud de l’Inde avec qui je travaillais à Dubai, il ne fallait surtout pas être amoureux pour se marier et laisser le choix de sa/son futur partenaire à ses parents. Je t’assure que c’est une tout autre histoire avec les soudeurs roumains avec qui je travaillais sur les chantiers !
  • À Bali, penser entrepreneuriat peut rapidement être perçu comme de l’égoïsme, alors que tout le monde ne parle que de ça à Dubai !

Ce qui est bien pour quelqu’un ne l’est pas pour quelqu’un d’autre à l’autre bout du monde ou bien même de l’autre côté du palier, alors n’essaye pas de rentrer dans un moule qui n’existe pas. Agis en fonction de ce que tu penses, toi ! Compose avec tes croyances, tes désirs, tes valeurs…

Fausse bonne idée #2 : Choisir la voie de la facilité en faisant ce qui est « normal », dans la « continuité » en te souciant des détails…

Comment avoir une vie difficile ? En choisissant la facilité…

Quel que soit le boulot que tu va trouver, même si c’est le job de tes rêves, il y aura toujours des bons cotés et des mauvais cotés, alors fais tes choix en fonction de qui tu veux être, oublie les détails, la sécurité et la facilité !

En te posant la question « qu’est ce que je veux faire ?« , tu vas peser le pour et le contre de chaque possibilité en pensant au travail en lui-même, à la rémunération, à l’ambiance, etc…

Mais on s’en fout de ça!! Ce ne sont que des détails…

Imagine-toi sur un sentier de randonnée, à une intersection il y a ces deux possibilités et aucune indication :

  • D’un côté le chemin est magnifique, mais il monte en pleine cagne droit vers le sommet…
  • De l’autre côté, c’est à l’ombre, ça a l’air plus facile…

Comment veux-tu choisir la route à prendre ? C’est impossible ! Un jour, la facilité l’emportera et tu voudras partir à droite et un autre jour la curiosité te dira de partir à gauche !

Décide de ta destination (on en parle un peu plus bas), et ensuite, décide du chemin à prendre. Et non pas l’inverse. Voici pourquoi :

  • Le chemin qui parait si beau et si facile maintenant ne va pas le rester éternellement. Autrement dit, ce qui parait facile maintenant se transforme un jour ou l’autre en quelque chose de difficile. Et l’inverse est aussi vrai. Rien n’est immuable!
  • Qu’importe le chemin, la route sera longue, pleine d’embuches et de beaux paysages, et c’est seulement si tu sais où tu veux aller que tu trouveras la force d’avancer.
  • Au terme d’un long parcours, ce serait dommage de tomber sur une impasse !

Quelle que soit la route que tu prends, elle n’est jamais complètement boueuse ni pavée d’or, alors prends au moins la bonne direction.

Prendre le problème à l’envers en se posant ces deux questions

Questions #1 : qui est-ce que je veux être dans 10 ans ?

Au lieu de te prendre la tête à te demander ce que tu veux faire, demande-toi qui tu veux être.

Je trouve que le meilleur moyen pour cela est de se projeter, de s’imaginer dans une journée ou une vie parfaite dans 10 ans en mettant l’attention sur :

  • Ta santé / forme / silhouette / physique
  • Ton état d’esprit
  • Ce qui émane de toi / ce que les gens perçoivent de toi
  • Ta vie sociale
  • Ton temps et comment tu l’occupes
  • Ta carrière / ton travail
  • Ta situation financière
  • Ta contribution

Je vais te montrer ce que moi j’ai marqué dans mon cahier il y a déjà 4 ans, à la fin de mon voyage en Australie à un moment où j’ai dû prendre de sacrées décisions !

  • Dans 10 ans, s’il n’y a aucune limite, aucun jugement extérieur qui me freine et que je suis totalement libre de faire ce que je veux, ma journée / vie idéale se déroulerait exactement ainsi :
    • Je me réveillerai tranquillement et profiterai d’un bon petit-déjeuner sur ma terrasse en regardant le levé du jour.
    • Le matin, je travaillerai depuis chez moi ou au bureau pour aider un maximum de personnes à kiffer la vie et faire grandir un projet commun.
    • L’après-midi, je serai plus tranquille, à la maison, avec ma famille, au jardin, à faire du sport…
    • Mon rôle ne sera pas tellement de gérer les opérations au jour le jour, mais de faire en sorte que la vision soit transmise dans les différents projets.
    • Ma maison au fond des bois sera un endroit ou l’on pourrait se rassembler avec mes associés pour prendre les prochaines grandes décisions au calme et également faire des séminaires et des stages.
    • Je suivrai et donnerai des séminaires à travers le monde pour m’instruire et inspirer un maximum de personnes.
    • Je serai en bonne santé, bien dans ma peau et bien dans ma tête, au top de ma forme.
    • Je parlerai anglais, espagnol, et une quatrième langue couramment (en plus du français).
    • J’aurai vaincu ma peur de l’insécurité, du jugement et de la solitude.
    • Je serai végétalien par respect pour la vie animale et pour la planète.

Tu vois, c’est simple… et maintenant on va pouvoir déterminer le chemin à prendre, les actions à  entreprendre… Avec une facilité déconcertante!

Questions #2 : Qu’est ce que je vais devoir faire pour atteindre mes objectifs ?

Maintenant que je savais où je voulais aller, il était plus simple de déterminer les actions à entreprendre comme si je regardais mon chemin sur une carte routière.

  • Travailler au minimum un an comme ingénieur projet pour apprendre à gérer une équipe.
    – Résultat, aujourd’hui : J’ai travaillé presque 2 ans comme ingénieur projet à Dubai avec une équipe allant jusqu’à 50 personnes sur les chantiers.
  • Avoir 10 000 euros de capital minimum pour lancer ma boite.
    – Résultat, aujourd’hui : J’ai commencé Sleevup avec un peu plus du double grâce à mon boulot à Dubai.
  • Apprendre les bases du business et de l’entrepreneuriat.
    – Résultat, aujourd’hui : J’ai dû lire une trentaine de livres sur le business et investit plusieurs milliers d’euros en formations et en regardant en arrière, je pense que j’ai vraiment acquis l’état d’esprit et les compétences nécessaires pour monter mon projet.
  • Trouver une routine me permettant d’être au top de ma forme physique et mentale.
    – Résultat, aujourd’hui : Je ne l’ai pas trouvé, alors je l’ai créée ! Elle s’appelle Sleevup et je n’ai jamais été aussi en forme qu’aujourd’hui. Mon corps a changé, mon mental est plus alerte que jamais et j’ai bien plus d’énergie qu’avant !
  • Trouver une idée de business à lancer dans le domaine du développement personnel et/ou du développement durable. Damn! mais c’est bien sûr!!!
    – Résultat, aujourd’hui : Sleevup !!
  • Vaincre ma peur de parler en public pour pouvoir donner des séminaires et conférences (c’était assez problématique quand je travaillais à Dubai)
    – Résultat, aujourd’hui : Je prends des cours pour apprendre à parler en public (Toastmaster) et je commence vraiment à être à l’aise maintenant. Mon dernier exploit personnel a été de donner une conférence sur le thème « Être végétalien et faire du sport » à Paris il y a quelques semaines.
  • Vivre dans un pays anglophone pour perfectionner mon anglais ainsi que dans un pays hispanophone pour apprendre l’espagnol.
    – Résultat, aujourd’hui : Mon Anglais est bon grâce à mes voyages et à mon séjour à Dubai, mon espagnol est pas si mal car j’ai vécu 8 mois en Argentine, et pour la quatrième langue, j’ai essayé le Chinois, mais ce n’est vraiment pas facile !!! À suivre…
  • Vaincre ma peur de l’insécurité, du jugement, de la critique et la peur de me retrouver seul.
    – Résultat, aujourd’hui : Clairement, je pense que mes stages de méditation, mes expériences à l’étranger et toutes mes galères en voyages m’ont bien fait progresser sur ces points-là, même si ça reste un éternel combat.
  • Diminuer la viande et le poisson pour devenir végétarien et enfin végétalien.
    – Résultat, aujourd’hui : Tu as suivi mon dur combat pour devenir végétarien et je pense enfin y être arrivé. La prochaine étape pour moi est de devenir végétalien, et je me rapproche un peu plus chaque jour de cet objectif.

Ce long paragraphe qui pourrait ressembler à un éloge orgueilleux me semblait être le meilleur moyen de te montrer que c’est plus facile de savoir ce qu’on doit faire une fois qu’on sait où aller.

Sinon, est-ce que j’aurais fait tout ça ? Sans but précis ? Bien sûr que non ! Je serais sûrement encore à Dubai aujourd’hui…. à vivre une vie qui n’est pas la mienne.

En prenant la voiture, on ne se demande pas quels paysages on veut voir, mais comment arriver à destination…

Une fois qu’on connait la destination, là on peut choisir la route pour y aller.

Mais au fond, on s’en fout d’atteindre ses objectifs.

OUI, ON S’EN FOUT… car tant qu’on roule dans la bonne direction, on ne peut pas se perdre !

Si ta vision est claire et que tu as tout fait pour atteindre tes objectifs, alors il n’y aura aucun regret lorsque tu regarderas en arrière.

Pire que l’échec est le regret de ne pas avoir essayé…

À ton tour

Va dans ton café préféré avec un cahier et un stylo, prends une petite heure et fais cet exercice

1 – Décris précisément la journée, puis la vie idéale que tu souhaiterais avoir dans 10 ans.

Dans 10 ans, s’il n’y avait aucune limite, aucun tabou et que je suis totalement libre de faire ce que je veux, ma journée idéale se passerait ainsi…

2 – Détermine ce que tu dois faire ou obtenir pour atteindre cette vie de rêve : quelles études, quel boulot, quel état d’esprit, quelles compétences…

3 – À partir de cela, crée ton plan d’action en déterminant ce que tu dois faire :

  • maintenant : passer un coup de fil, écrire un email…
  • dans les 3 mois à venir : s’inscrire à une formation, rechercher un emploi…
  • cette année : changer de boulot, terminer un ouvrage, commencer un projet…
  • dans 3 ans : …
  • dans 5 ans : …
  • dans 10 ans : …

Et toi, où en es-tu ? Tu sais qui tu veux être ? Tu n’arrives pas déterminer les actions à faire pour atteindre tes objectifs ? Laisse un message en commentaire et j’y répondrais du mieux que je pourrais !

À bientôt les Sleevers

Joseph

PS : Tu sais, cette fameuse routine Sleevup pour être au top… Tu peux la commencer en t’inscrivant ici 🙂